Réputation surfaite, basée sur un passé révolu
Comme la Cinémathèque royale, le Nova semble vivre sur les restes d’un passé révolu.
Ses programmations n’ont plus la même richesse ni la même pertinence qu'à la fin des années '90 et au début des années 2000.
Le Nova s’est longtemps vanté de projeter les films dans leur format original, mais cela, c’était avant… Aujourd’hui, 97 % des projections sont faites en numérique, souvent compressé et de qualité discutable.
Ce qui est le plus agaçant, cependant, c’est de voir des bénévoles occasionnels (attirés par des bières gratuites et les tables d'hôtes), anciens bénévoles ou amis d’anciens bénévoles, parfois même absents, passer devant les spectateurs payants dans la file d’attente.
Ces "resquilleurs" sont déjà installés à l’intérieur, bien au chaud, pendant que les spectateurs payants attendent, depuis plus d’une demi-heure, debout dans le froid, devant une porte fermée.
Ces amis d’amis sont considérés comme des « VIP » par les bénévoles du Nova. Si vous osez protester, c’est vous qui êtes accusé de « râler »...
Il n’est donc pas surprenant que les cinéphiles délaissent les salles de cinéma (artificiellement remplies grâce à la carte illimitée Cineville, subventionnée par le contribuable.)
Les pratiques de copinage deviennent de plus en plus pesantes dans les cinémas bruxellois, comme à la Cinémathèque où les employés distribuent les livres de la bibliothèque à leurs amis, qui les revendent ensuite aux bouquineries...
Et les salles qui acceptent les réservations avec la carte Cineville selon l’apparence ou le statut du client, alors que, soi-disant, « ce n'est pas possible ».
Le Nova, qui n'abrite qu'une seule salle ouverte seulement 130 jours par an, reçoit annuellement 90 000 euros de la Communauté française Wallonie-Bruxelles (donc notamment du contribuable wallon), à comparer aux 170 000 euros du Cinéma Palace (quatre salles spacieuses et confortables, ouvertes tous les jours) et 150 000 euros du Cinéma Vendôme (cinq salles spacieuses, ouvertes tous les jours.)

